Sri Ramana Paravidyopanishad

La Connaissance suprême
selon Sri Ramana

par ‘WHO’
(K. Lakshmana Sarma)

__________

Veuillez noter

Ce texte est une traduction libre de certains versets du livre « The Supreme Science as Taught by Sri Ramana« , qui est la propriété intellectuelle de l’ashram de Sri Ramana. Veuillez noter que cette traduction ne doit être utilisée qu’à des fins personnelles, non commerciales et éducatives/informatives. La version complète en anglais peut être facilement trouvée en ligne au format PDF.

– Versets 210 à 271 –

 

210. Celui qui connaît la vérité de la non-différence par le seul intellect, mais qui est incapable de faire l’expérience de la vraie nature du Soi réel, doit s’efforcer d’atteindre la délivrance par la dévotion et l’abandon de soi à Dieu.

211. Deux voies seulement sont tracées pour l’aspirant à la délivrance : pour le vaillant, la recherche de son propre Soi, et pour le craintif, l’abandon de soi à Dieu. Tous les chemins sont compris dans ces deux voies.

212. Ce double chemin a été enseigné par le très saint Ramana : « Soit vous cherchez la racine du sens de l’ego [le « je » qui s’élève dans le corps], soit vous abandonnez ce sens de l’ego à Dieu pour qu’il soit détruit [par Sa grâce]. »

[…]

214. Dans ce samsara, le dévot est comme un pot jeté dans un puits attaché par une corde. L’homme sans dévotion est comme un pot tombé dans le puits, sans qu’une corde y soit attachée.

[…]

216. La puissance de Dieu, bien connue dans le monde sous le nom de Grâce, revêt trois formes : Dieu, l’Être Suprême ; le Saint Guru ; et le vrai Soi dans l’état suprême.

217. Cette Grâce [de Dieu] est simplement le fait qu’Il est Lui-même présent dans le Cœur en tant que le Soi réel. La Grâce est la nature même de cet Être suprême, et sans Elle, Il ne peut avoir d’existence.

218. La Grâce de Dieu est toujours pleinement éveillée ; il n’y a jamais de moment où elle est absente. Mais tant que le sens de l’ego est présent en l’homme, il y a besoin d’un effort de sa part.

219. La Grâce de Dieu n’abandonnera personne ; elle conduira tous les hommes à la libération. Certains seront bientôt libres, d’autres le seront après un long temps.

220. Le dévot peut penser : « Je pratique la dévotion à Dieu par mes propres efforts », mais cela n’est pas vrai, car c’est Dieu qui poursuit l’âme trompée, qui erre aveuglément dans la forêt du samsara, et qui s’empare d’elle [par Sa Grâce].

221. L’étendue de la Grâce de Dieu est telle qu’Il se donne Lui-même aux dévots : car lorsque, par Sa Grâce, l’ego est détruit, l’aspirant obtient l’état où il n’est pas différent de Lui.

222. Dieu est cette sorte de montagne magnétique qui attire les âmes à Lui, les rend immobiles et les consomme [comme de la nourriture] et pour toujours les protège dans l’état suprême, la Félicité sans fin, qui est Son propre état.

223-4. De même que le fleuve, né des pluies des nuages qui montent de la mer, retourne à sa source, la mer, et que l’oiseau, errant longtemps dans le ciel, trouve le repos en retournant sur la terre, de même l’âme, qui a pris naissance dans l’Être suprême, après avoir erré dans ce samsara pendant une immense période de temps, retourne en sens inverse et rejoint cet Être suprême, son origine.

225. La dévotion est enseignée comme étant de deux sortes, selon le degré de maturité du dévot ; au début, c’est une dévotion comme celle du bébé singe, et ensuite une dévotion comme celle du chaton.

226. Après avoir pratiqué la dévotion comme celle du bébé singe pendant un grand nombre de vies, à la fin, lorsque son égoïsme est grandement réduit, il pratique la dévotion comme le chaton.

227. La dévotion semblable à celle du chaton revient à prendre refuge aux pieds de Dieu et à s’abandonner à Lui. Cette dévotion, purifiée par le raffinement du mental, devient avec le temps équivalente à la pure conscience d’attention.

228. Le plus saint des saints a dit que le véritable abandon est pratiqué par celui qui connaît la vérité à propos de lui-même par la quête du Soi.

229. La dévotion est également de deux sortes : l’une avec un sentiment de séparation et l’autre avec un sentiment de non-différence. La première est prescrite pour les personnes peu raffinées ; la seconde est excellente pour les personnes qui le sont.

230. Si celui qui Le considère, Lui qui n’est que le Soi, comme autre que lui-même, l’adore sous une forme et par un nom, alors, au fil du temps, grâce à la clarification de son intellect, atteindra certainement l’état suprême. Il n’y a aucun doute à ce sujet.

231. « Si un homme adore Dieu, qui est sans nom et sans forme, il sera libéré de la servitude due aux noms et aux formes. » Tel est l’enseignement de Sri Ramana.

232. L’homme qui, doté du tempérament divin, médite avec dévotion sur Dieu avec forme, atteindra ce même état [de libération] que celui que l’on atteint en méditant sur Lui sans forme.

233. On peut adorer cet Être unique par son nom et sous n’importe quelle forme, comme on l’entend. Parmi les formes de l’Être suprême, le sage, dont le mental est pur, ne percevra aucune supériorité ou infériorité.

234. « Il n’y a qu’une seule forme de Dieu ; (mais) Elle s’est divisée en trois, et les trois ont en commun la supériorité et l’infériorité [alternativement]. »

235. De toutes les formes de Dieu, la meilleure est celle du sage, qui ne se considère pas comme autre que le Soi. En effet, le sage, qui est le gourou, est la deuxième des [trois] formes de la Grâce divine.

236. Bhagavan Sri Krishna lui-même dit dans la Gita : « Je suis moi-même le sage ». Par conséquent, pour connaître cette vérité à son sujet, telle qu’elle est énoncée dans la tradition sacrée, il faut considérer le sage comme n’étant pas différent de Dieu.

237. [Par ailleurs] le texte des Upanishads dit que celui qui veut être délivré doit vénérer celui qui connaît le Soi. S’il pense à lui [le sage, qui est le gourou] comme à un autre que Dieu, cette pensée obstruera son chemin.

238. Les dévots qui adorent Dieu comme n’étant pas le Soi manquent de ferveur. Dans le cas de quelques-uns d’entre eux, ce défaut cesse après une longue période grâce à la clarification de l’intellect.

239. Le dévot aspire à voir la forme de Dieu telle qu’il l’a conçue lui-même. Parfois, il peut même voir cette forme, mais cette vision est transitoire et donc irréelle.

240. Étant lui-même l’Être suprême, mais le considérant comme autre que le Soi par ignorance, il s’efforce par la dévotion d’obtenir une vision de Lui ! Y a-t-il quelque chose de plus surprenant que cela ?

241. Comment la vision d’une forme du Sans-forme peut-elle être une véritable vision ? Et comment la vision en tant que non-Soi, de Lui qui est le Soi, peut-elle être une vraie vision ?

242. Toute forme est mentale, et donc la forme du spectacle est à intérieur du spectateur. C’est la vérité de l’observateur qu’il faut rechercher, car c’est la vérité de l’Être suprême.

243. « L’homme qui, par la pratique de la dévotion, voit Dieu comme quelqu’un d’autre que lui-même, ne voit qu’une forme mentale » – telle est la déclaration du Très Saint [sur ce point].

244. Ce qui demeure après l’anéantissement du [prétendu] observateur, par la quête [de la vérité à propos de] l’observateur, est la vérité du Soi et aussi la vérité de l’Être Suprême.

245. Cet état, dans lequel le mental, appelé âme, est englouti et est devenu un avec Lui, est lui-même à la fois la vraie vision du Soi et la juste vision de Dieu – ainsi déclare le saint gouru, Sri Ramana.

246. La révélation prescrit que l’aspirant devrait méditer sur Lui en tant que son propre et véritable Soi. La révélation qualifie de bêtes ceux qui méditent sur Lui comme n’étant pas le Soi.

247. Bhagavan Vasishta a dit que celui qui adore Dieu comme n’étant pas le Soi, se détournant du vrai Dieu qui est le Soi, est comme celui qui cherche une pierre précieuse, jetant la gemme nommée Kaustubha qu’il a déjà dans sa main !

248. Puisque le Très Saint a montré que le péché originel [dont parlent les chrétiens] n’est que le sentiment « je suis le corps », le sentiment d’être séparé de Dieu, qui est l’aboutissement de ce péché, n’est lui-même qu’un péché !

249. La complétude de l’Être suprême, déclarée par révélation, ne s’avère vraie que parce qu’Il est le Soi. Les personnes illusionnées ne font que nier la complétude qui est Sienne par leur idée d’être séparées d’elles-mêmes.

250. Mais la dévotion pratiquée sans sentiment de différence est le moyen d’accepter cette complétude de Dieu ; et Bhagavan, notre Gourou, dit que cette dévotion est vraiment excellente et hautement purificatrice pour celui qui aspire à la libération.

251. Aussi, le très saint a montré que, comme l’homme qui poursuit les ténèbres avec une lampe à la main, le dévot qui médite sur Dieu en le considérant comme séparé de lui-même n’atteint pas Dieu [tant qu’il a cette fausse notion].

252. Puisque le meilleur dévot s’approche de Dieu en tant que Soi, sachant que la notion de différence, due à l’ego, est fausse, pour cet aspirant à la libération, l’annihilation de l’ego s’accomplira rapidement.

253. Dans le cas de celui qui adore Dieu en tant que non-Soi, l’abandon de lui-même est un faux-semblant, tout comme l’est l’offrande d’une noix de coco [à un invité] dans la région de Chola.

254. Lorsque l’Être suprême est réduit au statut de non-Soi, il en résulte qu’Il n’est pas le plus aimé de tous. Car selon la révélation et l’expérience commune de toutes les créatures, le Soi est le plus cher de tous !

255. Bhagavan, notre Gourou, a déclaré le secret de la signification correcte du dernier verset de la Gita de la façon suivante : « Il faut s’abandonner au Suprême en renonçant aux attributs faussement conférés au vrai Soi, à savoir que l’on est une « âme » et ainsi de suite ».

256. Ce que l’on appelle l’abandon de soi à Dieu est la consommation finale de la pratique de la dévotion. Le mental purifié peut y parvenir lorsque la force de l’ego est considérablement réduite.

257. De même qu’un petit aimant s’unit à un grand par la juxtaposition des pôles opposés, de même l’âme finie devient une avec l’Être suprême par la conjonction de sa tête avec ses pieds.

258. L’abandon de soi est vraiment fait par celui qui a toujours le sentiment : « Que tout se passe selon ta volonté. A tous égards, je suis lié à toi. »

259. Celui qui s’est abandonné sera en paix, se rappelant que c’est Lui [Dieu] qui porte le fardeau du monde. Celui qui porte lui-même le fardeau sera ridicule, comme la figure de la tour du temple qui semble porter la tour sur ses propres épaules.

260. De même que celui qui voyage en calèche dépose ses bagages dans la calèche elle-même et achève son voyage, de même il doit remettre à Dieu son propre fardeau [samsarique] et achever sa vie dans le monde.

261. Celui qui fait preuve de sagesse doit remettre à Dieu ses soucis concernant le bien du monde, tout comme il Lui remet ses soucis concernant son propre corps et sa famille.

262. Le dévot mûr doit passer son temps à supporter patiemment tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable , désagréable ou autre, sans céder au chagrin ou à la joie, le cœur absorbé en Lui.

263. Lorsque l’ego meurt, englouti par la Grâce divine, l’abandon de soi du dévot devient vrai et complet.

264. Comme l’offrande [à Ganesa] d’une portion prélevée sur une image de Ganesa faite de sucre de cannes, il en va de même pour l’abandon de soi à Dieu, puisqu’il n’y a pas de soi en dehors de Lui.

265. Puisque le Soi est l’Être suprême lui-même, par qui, comment et à qui l’abandon doit-il être fait ? Le véritable abandon de soi n’est que l’extinction de l’ego, par lequel naît le sentiment d’être différent de Lui.

266. « Si tu veux te consacrer à Dieu, cherche d’abord à connaître ton Soi. C’est ainsi que s’accomplira le don de soi à Dieu. » Ainsi parlait le Très Saint.

267. La vérité du namaskara n’est, elle aussi, que l’abandon parfait du sens de l’ego. La pure conscience d’attention, l’abandon de soi et namaskara, tous ces trois sont une seule et même chose.

268. De même que Dieu ne devient pas un objet de vision, Il ne devient pas non plus un objet de connaissance. Puisqu’Il transcende le mental, le mental ne le connaîtra [si tant est qu’il le connaisse] que de manière erronée.

269. Puisque le vrai Soi, qui est la Conscience, est le même que Dieu, et qu’il n’y a pas de Conscience en dehors de Lui, il s’ensuit qu’il n’y a personne d’autre que Lui pour Le connaître, et qu’Il ne devient pas non plus un objet de connaissance.

270. La source de la lumière de la conscience qui existe dans le mental est justement le Soi réel. Par conséquent, en dehors de Lui, il n’y a rien de tel que le mental existant comme quelque chose de réel.

271. Comme le soleil, la Conscience qui est le Soi brille dans le Cœur par sa propre lumière. Par sa lumière, le mental – qui en soi est inerte – apparaît comme conscient, à l’instar de la lune.

 

 

– Versets 495 à 540 –

 

495. Lorsque, en s’accochant à l’élément de « conscience » de l’individu (jīva), on recherche le Soi, la racine de l’individu, le Soi, qui est libre de tout défaut, brille seul ; là, l’âme (jīva) ne survit pas.

496. C’est pourquoi cette [quête] est appelée « le suprême yoga ». Il n’y a pas d’autre yoga qui lui soit égal ou supérieur. Tous les yogas y sont inclus et peuvent être utilisés comme auxiliaires à celui-ci, selon les besoins.

497. Ce yoga, la recherche de la source de l’âme (jīva), est lui-même tous les yogas. C’est le yoga de l’action, le yoga de la dévotion, le yoga de la maîtrise du mental et aussi le yoga de la conscience juste.

498. Comme cette quête prend la forme d’une question, elle ne doit pas être pratiquée comme un mode de méditation. Par cette question, le mental plonge dans le Cœur, ce qu’il ne fait pas par aucune série de méditations.

499. Certains pratiquent la méditation continue sur la vérité de leur propre Soi, après avoir écouté et réfléchi sur cette vérité. C’est une méthode différente de la quête du Soi enseignée par Ramana.

500. Dans la Chandogya Upanishad, l’identité de l’Être suprême et du véritable Soi est enseignée par la phrase « Tu es Cela ». Cette identité est confirmée par la distinction entre le sens littéral et le sens figuré [des termes utilisés].

501. Sri Ramana dit que, sans chercher à connaître le sens figuré du terme « Cela » dans la phrase, il faut rechercher la vérité du Soi réel, qui est indiqué par le terme « tu ».

502. Par cette quête, l’aspirant obtient l’expérience directe du Soi réel dans l’état transcendantal. Pour celui qui a ainsi réussi dans cette quête, il n’y a pas besoin de méditation continue ou de réflexion prolongée.

503. Dans la phrase de l’ancienne révélation « Tu es Cela », aucune méditation n’est prescrite. Ce qui est dit implicitement, c’est que dans l’état sans ego, le sage fait l’expérience que l’impersonnel est identique à son propre Soi véritable.

504. Puisqu’il est établi par la déclaration du Vedanta que notre propre Soi véritable, débarrassé des enveloppes qui le voilent, est la réalité suprême, pour atteindre l’expérience de l’identité entre cette réalité et le Soi, qu’est-ce qui peut fonctionner d’autre que la quête de ce Soi ?

505. Le sens de ce texte védantique [Tu es Cela] est le suivant : l’Être suprême lui-même brille comme le vrai Soi. Si, en recherchant ce Soi, on abandonne la notion « Je suis le corps » et que l’on prend conscience de notre véritable nature, on devient fermement établi dans le Cœur et on brille en tant que Cela.

506. Seule la recherche de la vérité du Soi est le chemin direct vers la claire conscience du Soi. La méditation évoquée est une aide préliminaire à cette quête. Elle permet de briser l’idée que le corps est le Soi.

507. La plongée dans le Cœur à la recherche du Soi ne se produit pas chez ceux qui ont un mental faible. Pour eux, la force du mental, subdivisée en d’innombrables pensées, est insignifiante.

508. La parfaite concentration du mental dans la recherche constitue en soi la force du mental nécessaire, et rien d’autre. Celui qui possède cette force mentale est appelé « vaillant » parce qu’il a la capacité de protéger son intellect contre la dispersion.

509. La pratique de la méditation permet d’intensifier la force mentale. La méditation est donc une aide à la recherche. Après avoir atteint le calme mental par la méditation, l’aspirant courageux doit rechercher la vérité de son propre Soi.

510. Pour celui qui cherche la libération, le meilleur de tous les objets de méditation possibles est la conscience ayant « Je » pour forme, puisqu’elle est l’essence du vrai Soi. Par cette seule méditation, le mental plongera naturellement dans le Cœur. Tel est l’enseignement de notre grand Gourou.

511. Alternativement, si celui qui aspire à la libération calme le mental par un pur kumbhaka [rétention du souffle], sans puraka et rechaka [inspiration et expiration], et s’engage ainsi dans la recherche, alors son mental plongera dans le Cœur.

512. Bhagavan Vasishta a dit : « Si l’on sépare le corps [de soi-même] et que l’on reste au repos dans son propre Soi, qui est la conscience, alors le sens de l’ego disparaît ».

513. Le mental, à la recherche du Soi, est capturé par un mystérieux pouvoir intérieur et plonge dans le Cœur. Là, le mental, consumé par la conscience-lumière du Soi, cesse d’exister, en même temps que l’ego.

514. Ce pouvoir est en fait la grâce de Dieu, qui est le vrai Soi dans le Cœur. Il est de la nature de la conscience d’attention. En s’y abandonnant, l’aspirant est béni.

515. Dans ce sublime état brûlant, le ciel de la pure conscience, le Soi réel et auspicieux danse sous la forme de « Je », « Je ». Dans le feu de cette conscience juste, qui est la seule réalité, l’univers, ainsi que l’ego, sont détruits.

516. Cependant, puisque ce même ciel de la conscience est sa vraie nature, comment peut-il y danser, lui qui est sans forme ? Cette métaphore montre que sa forme est béatitude, et que la danse est immobile.

517. Dans cet état, il n’y a ni māyā, ni avidyā [ignorance], ni espace, ni temps, ni individu appelé âme (jīva). Là, seul le Soi réel, ayant la forme de la pure conscience, existe, et rien d’autre.

518. Dans cet état transcendantal, la puissance de Dieu, nommée māyā, dont la forme étendue est le monde entier, est entièrement perdue dans ce suprême immobile, avec l’ensemble de sa création.

519. Par conséquent, dans cet état suprême de paix brille, sans entrave, la vraie forme du Soi réel. Celui qui survit dans cet état, demeurant comme son propre Soi réel, est désigné par les sages comme celui qui est libre.

520. De même qu’une femme, souffrant intolérablement dans la maison de son beau-père, obtient la paix dans la maison de sa mère, de même le mental, harcelé par la souffrance samsarique, gagne la paix en retournant à sa source, le Soi réel.

521. De même qu’un homme qui s’éveille d’un rêve ne voit plus aucun des personnages du rêve, de même celui qui s’est éveillé du sommeil de l’ignorance, et qui est donc seul en tant que l’unique réalité, ne voit personne d’autre que son propre Soi réel.

522. Comment cet état, l’état naturel de paix, peut-il devenir connaissable par l’intellect – l’état de celui qui demeure absorbé dans la félicité du Soi, n’ayant aucune connaissance des autres comme étant différents de lui-même ?

523. Comment un homme peut-il comprendre, par la seule force de son intellect, celui qui est libre du mental, sans corps et sans monde ?

524. Parce que cet être n’a pas de marques ou de caractéristiques particulières, le mental ne peut pas y penser, et les mots ne peuvent pas le décrire. Les mots du Vedanta enseignent sa vraie nature uniquement en niant toute chose comme nétant pas Cela.

525. Tout ce qui peut être décrit par des mots ou pensé par le mental est, pour cette seule raison, fini. Parce que le Soi réel est hors de portée du mental et de l’intellect, ceux qui sont établis dans le Soi l’appellent « l’infini ».

526. Tout ce qui est dit sur la réalité suprême par les sages ou par le Vedanta n’a pour but que d’écarter les notions erronées du disciple.

527. De même que Sita indiquait Rama en niant tous les autres princes, de même les différents Vedantas indiquent la vérité du Soi en niant toute autre chose [que l’on pourrait croire à tort être le Soi].

528. Puisque le Soi, qui brille seul en tant qu’unique réalité existante, ne peut être ni connu ni enseigné, les enseignements du Gourou ne font rien pour l’aspirant, si ce n’est le libérer de son ignorance.

529. Puisque le Soi, la conscience elle-même, est caché par l’obscurité, qui consiste en la connaissance du monde, les enseignements du Gourou bénissent l’aspirant en éliminant cette connaissance ignorante.

530. Pour créer un espace vide dans une pièce, il suffit d’enlever le mobilier encombrant et indésirable. De même, pour réaliser le Soi, il suffit d’éliminer la fausse connaissance.

531. Comment le Soi peut-il être quelque chose à obtenir ? Du point de vue de la vérité, il n’a jamais été perdu. L’obtention du Soi dont on parle n’est que la mort de l’ego, dont l’apparition fait que le Soi est comme perdu.

531-532 …

534. La véritable parole n’est que le silence du sage, qui réside éternellement dans l’état transcendant. Comment la parole grossière, née de la croyance en la différence, peut-elle parler de l’être suprême, dans lequel les différences sont perdues ?

535. C’est pourquoi le Gourou le plus ancien [Dakshinamurti] a enseigné la vérité du Soi par le silence. Et en parvenant au silence de la parole et du mental, ces anciens disciples ont pris conscience de cette vérité.

536. Les disciples bien qualifiés sont devenus eux-mêmes des sages grâce à l’enseignement silencieux de leur Gourou. L’enseignement par la parole ne permet pas de transmettre la véritable connaissance du Soi.

537. Le pouvoir du silence du Gourou est incommensurable. C’est pourquoi l’enseignement par le silence est le plus élevé qui soit. Ce n’est que de cette façon que le mental de l’aspirant obtient la paix.

538. On dit que l’initiation se fait sous trois formes : par le regard, la pensée et le toucher de la main. Mais l’initiation la plus élevée consiste pour le Gourou à demeurer dans le silence suprême. C’est ce que dit notre Gourou.

539. Parce que cet état est enseigné par le silence, et aussi parce qu’il est atteint en restant dans le silence, il est appelé silence. Le sage est toujours en silence, même lorsqu’il parle.

540. Cet état éternel brille toujours par la lumière du soleil de la conscience, le vrai Soi. Après l’avoir réalisé, il n’est plus possible de s’écarter de cet état naturel du Soi à cause de l’oubli.

 

Covid-19 related safety protocols for attending the Retreat

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PLEASE NOTE: Showing a negative Covid test is not required nor requested, only the Covid certificate (“pass”) will allow participation in the Retreat.

The certificate can be either printed or shown on your mobile, and should be in any of the following languages:

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Use of masks

The use of face masks is mandatory in all indoor spaces except during meals.

Social distancing

You are kindly requested to maintain a safe distance from other participants at all times.

Hand sanitizing

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